Trois cerfs abattus par des braconniers entre le camp de Sissonne et la forêt de Saint-Gobain
Début septembre, trois grands cerfs ont été retrouvés morts dans l'Aisne, entre le camp militaire de Sissonne et le massif de Saint-Gobain. Au moins un d'entre eux a été décapité, sa tête et ses bois emportés comme trophée. La Fédération des chasseurs de l'Aisne a renforcé sa surveillance en pleine période de brame, et des enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs.

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Une série d'actes de braconnage a été découverte dans l'Aisne au début du mois de septembre 2026. En l'espace d'une semaine, trois grands cerfs ont été retrouvés morts dans deux secteurs du département : un premier animal dans l'enceinte du camp militaire de Sissonne, une zone pourtant soumise à des restrictions d'accès strictes, et deux autres dans le massif domanial de Saint-Gobain.
Selon les premiers éléments rapportés par la presse régionale, dont France 3 Hauts-de-France, L'Union et Picardie Web, les cerfs abattus ont été décapités, les auteurs repartant avec la tête et les bois des animaux et abandonnant les carcasses sur place. Les sources divergent toutefois sur un point : si plusieurs médias indiquent que les trois animaux ont été décapités, le détail le plus solidement établi concerne le cerf découvert sur le camp de Sissonne, dont le trophée a manifestement été emporté ; pour les deux animaux du secteur de Saint-Gobain, retrouvés près de Leuilly-sous-Coucy, le prélèvement des trophées n'est pas confirmé de façon concordante par l'ensemble des sources.
Le calendrier n'a rien d'un hasard. Ces actes interviennent en pleine période du brame, le rut automnal au cours duquel les grands mâles, occupés à défendre leur place au sein des hardes, perdent une partie de leur méfiance et deviennent plus facilement repérables, notamment à la tombée du jour. Une vulnérabilité que des braconniers opportunistes semblent avoir mise à profit, motivés par l'appât des trophées.
Face à ces découvertes, la Fédération départementale des chasseurs de l'Aisne a réagi. Loïc Desson, agent de développement cynégétique à la Fédération, a estimé auprès de France 3 que les braconniers ont pu être dérangés au moment des faits, ce qui expliquerait que certaines carcasses aient été laissées derrière eux. La surveillance des massifs a été renforcée, avec des passages variés dans le temps et dans les espaces, pour tenter de surprendre les auteurs.
Des enquêtes sont en cours pour établir si les différents cas sont liés et identifier les responsables. Rappelons que ces actes n'ont rien à voir avec la pratique de la chasse, encadrée par des périodes d'ouverture, des plans de chasse et de strictes règles, et que le braconnage constitue une atteinte directe à la gestion des populations de grand gibier menée toute l'année par les chasseurs et les gestionnaires des territoires.
Sources
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