Cofigeo renforce son usine de Pouilly-sur-Serre : les productions de pomme de terre de William Saurin quitteront la Seine-et-Marne
Le groupe Cofigeo (William Saurin, Raynal et Roquelaure) a annoncé mardi 8 septembre la fermeture prévue mi-2027 de son usine de Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne, avec 142 suppressions de postes. Une partie des productions, notamment celles à base de pomme de terre, sera transférée sur le site de Pouilly-sur-Serre, dans l'Aisne.

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L'industrie agroalimentaire picarde héritera d'une partie de la production historique de William Saurin. Le groupe Cofigeo, propriétaire des marques William Saurin, Raynal et Roquelaure, Zapetti et Garbit, a présenté mardi 8 septembre à ses représentants du personnel un plan de « redéploiement » industriel qui prévoit la fermeture, d'ici à la fin du premier semestre 2027, de son usine de Saint-Thibault-des-Vignes (Seine-et-Marne), souvent appelée « usine de Lagny-sur-Marne ». Ce projet s'accompagne de 142 suppressions de postes dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi.
Pour l'Aisne, l'annonce a une conséquence directe : « l'intégralité des productions » du site seine-et-marnais sera redéployée vers d'autres usines du groupe, et les activités à base de pomme de terre seront notamment transférées à Pouilly-sur-Serre, dans la zone industrielle de Laon. L'autre site bénéficiaire est Capdenac, dans l'Aveyron, où 41 emplois seraient créés. Aucune création de poste n'a été annoncée à ce stade pour Pouilly-sur-Serre, mais le site picard verra passer une part des volumes aujourd'hui fabriqués en Seine-et-Marne, dont les produits William Saurin et les marques de distributeurs.
La direction justifie cette réorganisation par une baisse de 17 % de son activité depuis 2022 — l'équivalent, selon son président Mathieu Thomazeau, du volume d'une usine — ainsi que par les limites du bâtiment seine-et-marnais. Construit au début des années 1960, réparti sur plusieurs niveaux et enclavé en pleine ville, il serait trop difficile à moderniser pour accueillir les investissements jugés nécessaires. Le groupe explique cette baisse par la mutation du marché des plats appertisés, désormais partagé entre davantage d'acteurs et de formats (surgelés, traiteur, déshydraté), et par l'inflation qui a pesé sur sa compétitivité depuis 2022.
Côté social, la procédure de consultation des salariés commence. Cofigeo affirme vouloir privilégier la mobilité interne et proposer un accompagnement individuel dans le cadre du PSE ; le détail des mesures et le calendrier précis ne sont pas encore publics. À l'issue du plan, le groupe disposera de six usines en France, dont celle de Pouilly-sur-Serre, qui confirme ainsi son rôle dans le dispositif industriel de Cofigeo, aux côtés du site logistique d'Épaux-Bézu, également dans l'Aisne.
Le projet intervient exactement un siècle après les débuts industriels de William Saurin à Lagny, en 1926. Pour la Picardie, c'est une consolidation : si aucune embauche n'est prévue pour l'instant, le transfert sécurise l'activité du site axonais dans les années à venir.
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