Aisne : le brûlage des pailles de lin exceptionnellement autorisé sous conditions après les orages du 27 juin
La préfecture de l'Aisne a annoncé, le 7 septembre, une dérogation nationale à l'interdiction de brûler les pailles de lin. Cette mesure exceptionnelle vise les parcelles dont les andains ont été rendus irrécupérables par les violentes bourrasques du 27 juin. Les exploitants doivent toutefois déposer une demande préalable, selon des modalités qui diffèrent selon les arrondissements, et informer les pompiers avant tout brûlage.

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Les agriculteurs de l'Aisne vont pouvoir brûler, sous conditions, les pailles de lin que les intempéries ont rendues impossibles à valoriser. Dans un communiqué publié le lundi 7 septembre, la préfecture de l'Aisne a détaillé la mise en œuvre d'une dérogation nationale à l'interdiction du brûlage des pailles de lin, accordée au titre de la Politique agricole commune (PAC).
Une mesure exceptionnelle après les orages du 27 juin
Le brûlage des pailles de lin est en principe interdit par la réglementation de la PAC, au titre des bonnes conditions agricoles et environnementales (BCAE 3), qui encadrent notamment la protection des sols et la gestion des résidus de culture. Mais les violents épisodes orageux du 27 juin 2026 ont bouleversé la donne dans plusieurs secteurs du département : les fortes bourrasques ont enroulé et enchevêtré les andains de lin, au point de rendre leur récolte impossible. Sur certaines parcelles, ni le broyage ni l'enfouissement ne permettent davantage d'éliminer correctement les pailles.
Face à cette situation, une dérogation nationale à l'interdiction de brûlage a été accordée. Elle ne constitue cependant pas une autorisation générale : chaque exploitant doit accomplir une démarche préalable, dont les modalités dépendent de la localisation de ses parcelles.
Une procédure simplifiée au nord, plus exigeante au sud
Dans les arrondissements de Saint-Quentin, Vervins et Laon, les agriculteurs bénéficient d'une procédure simplifiée. La reconnaissance de la force majeure liée aux conditions climatiques y est facilitée : l'exploitant n'a pas à prouver que les bourrasques ont touché ses propres parcelles. Il doit néanmoins déposer une demande individuelle avant d'intervenir, en renseignant son identité et les parcelles concernées sur la plateforme numérique mise en place par la direction départementale des territoires (DDT) de l'Aisne.
Dans les arrondissements de Soissons et Château-Thierry, la démarche est plus exigeante. La demande individuelle doit décrire précisément l'événement climatique ayant rendu les andains irrécupérables, ou un risque sanitaire tel que l'apparition de moisissures dans les tas de lin. L'exploitant doit y renseigner son identité, les parcelles concernées, leur superficie et le motif de la demande, et joindre des photographies des parcelles pour étayer son dossier.
Dans tous les cas, le SDIS doit être informé avant tout brûlage, afin de prévenir tout départ de feu non maîtrisé. Cette dérogation reste une réponse circonscrite à un épisode climatique précis : elle ne modifie pas la règle générale qui continue d'interdire le brûlage des résidus de culture.
Sources
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